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"Le label Indésens créé par Benoit d'Hau peut vraiment trouver sa place dans un univers pourtant saturé de productions en tout genre.
Par un réel désir de trouver une identité à chaque album, de mieux laisser s'épanouir les spécificités de cette école instrumentale française, et de s'ouvrir à des compositeurs de notre temps qui se situent dans le sillage de cette dernière, il encourage la création et la redécouverte d'oeuvres parfois rares."
Thierry Escaich Compositeur, Organiste, Professeur au CNSMDP
 
 
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  Max BRUCH - Félix WEINGARTNER
CAL1103 Septuor - Octuor op.73
Octuor de France & Jeff Cohen, piano


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Classica 2011

  Max Bruch (1838 – 1920)

Septuor Op. posth.

1. Andante maestoso – Allegro con brio 8’24
2. Adagio 6’54
3. Allegro – Trio: un poco meno allegro 4’45
4. Largo – Allegro vivace 13’02

Felix Weingartner (1863 – 1942)

Octuor Op. 73

5. Allegro 9’49
6. Andante 9’30
7. Tempo di menuetto 7’14
8. Allegro moderato 12’17


L’Octuor de France

Jean-Louis Sajot, clarinette
Yuriko Naganuma, Jean-Christophe Grall, violons
Laurent Jouanneau, alto
Paul Broutin, violoncelle
Michel Fouquet, contrebasse
Antoine Dégremont, cor
Jacques Thareau, basson
Jeff Cohen, piano

Enregistrement : février 2010, Auditorium du CRD d’Aulnay sous Bois – Direction artistique : Jean-Marc Laisné/Georges Boyer – Prise de son et montage : Jean-Marc Laisné (Amati) – Piano Steinway : préparation et accord, Pascal Guerbois (Régie pianos)
www.octuordefrance.com
 
 
  Max Bruch
La postérité est souvent oublieuse ! Ainsi, Joseph Haydn, considéré de son vivant comme le plus grand musicien de son temps, fut au XIXème siècle éclipsé par Mozart. Et si Max Bruch n’est pas totalement tombé dans l’oubli, c’est grâce au succès de son premier concerto pour violon, qui n’a jamais quitté le répertoire.
Enfant précoce, il fut initié à la musique par sa mère, qui était soprano. Il se fait remarqué dès 14 ans en remportant le concours Mozart de Francfort, ce qui lui permet de travailler avec Hiller et Reinecke. Son premier opéra, d’après Goethe, est représenté avec succès à Cologne en 1858. Quatre ans plus tard, il est nommé directeur de la musique à Coblence, débuts d’une brillante carrière de chef d’orchestre, qu’il partagera jusqu’en 1914 avec la composition et l’enseignement. Professeur à la « Hochschule für Musik » de Berlin de 1890 à 1911, il aura parmi ses élèves Respighi et Vaughan Williams.
Fêté aux Etats-Unis et en Angleterre,- il sera Docteur Honoris Causa de Cambridge et Directeur de la « Philharmonic Society » de Liverpool ». Sa mort, à l’âge de 82 ans, en 1920, passera assez inaperçue, dans une Europe qui sortait de quatre ans de guerre.
Son catalogue est important : une centaine d’œuvres dont très peu sont aujourd’hui encore jouées. Max Bruch ne s’est jamais départit d’un style hérité de Mendelssohn, faisant peu cas des idées de Liszt et de Wagner. Il resta de plus dans l’ombre de Brahms, pour qui il manifesta toujours beaucoup d’admiration.
Le septuor Op. Posthume a été édité en 1987. Max Bruch n’avait que 11 ans lorsqu’il le composa. Le musicologue Christopher Fifield, qui supervisa l’édition pense que le compositeur l’avait dédié à la mémoire de Goethe, comme en témoigne la date du 28 août 1849 figurant sur le manuscrit, date qui correspond au centenaire de la naissance du poète.
Contrairement au septuor de Beethoven, qui a servi de modèle à de nombreux compositeurs durant tout le XIXème siècle, l’alto est ici remplacé par un second violon. Si les quatre mouvements suivent l’ordre habituel de la forme sonate, la manière dont ce jeune compositeur organise ses idées surprend par son apparente maturité ; l’instrumentation est parfaitement maitrisée. Et puis, il y a surtout un sens inné de la mélodie, ce qui restera une des grandes qualités de Max Bruch. Il suffit d’écouter l’adagio pour en être convaincu…

Felix Weingartner
Felix Weingartner est né en 1863 à Zadar (Croatie). Pianiste, chef d’orchestre, compositeur, écrivain, il a fait partie de cette génération de musiciens, avec Nikisch, Mahler, Strauss, qui ont contribué au rayonnement musical des pays germaniques.
Après avoir débuté la musique à Graz, il part, sur la recommandation de Hanslick, poursuivre ses études à Leipzig avec Reinecke, tout en suivant des cours de philosophie. Remarqué par Liszt, son premier opéra sera joué à Weimar en 1884. Mais c’est essentiellement comme chef d’orchestre qu’il va bâtir sa carrière. D’abord premier chef à Königsberg, puis à Danzig, il est nommé Kappellmeister à la cour de Berlin. Successeur de Mahler à l’Opéra de Vienne de 1908 à 1911, il sera dans le même temps à la tête de la Philharmonie de Vienne, et ce jusqu’en 1927, date à laquelle il s’installe à Bâle comme directeur de l’Allgemeine Musikgesellschaft, puis directeur du Conservatoire.
Sa carrière internationale va être toute aussi importante. Invité à Londres en 1898, il va diriger plusieurs fois le New York Philharmonic dès 1905, puis l’Opéra de Boston, le London Symphony, la Société des Concerts du Conservatoire. Il fait aussi plusieurs tournées avec la Philharmonie de Vienne dont deux en Amérique du sud, en 1922 et 1923. Notons enfin qu’il fut le premier à enregistrer les symphonies de Beethoven et de Brahms
Comme écrivain, Felix Weingartner publia plusieurs essais sur la direction d’orchestre, sur l’interprétation des symphonies de Beethoven, sur Mozart, Schumann…Il eut aussi le projet de faire éditer l’œuvre de Berlioz et redécouvrit la symphonie de Bizet, qu’il fit exécuter à Bâle et à Paris.
Même si aujourd’hui ses œuvres sont tombées dans l’oubli, Felix Weingartner n’a jamais cessé de composer. Son catalogue, riche d’une centaine d’œuvres, comporte plusieurs opéras, sept symphonies, dont la 6ème dite « Tragique », écrite en 1928 pour le centenaire de la mort de Schubert, et reprenant des thèmes de la symphonie « Inachevée », sans oublier la musique de chambre, le piano, le lied.
Admirateur de Liszt et de Wagner, son esthétique s’inscrit dans le courant post—romantique et prolonge la tradition des musiciens germaniques depuis Bach.
Composé en 1925, l’Octuor Op. 73 traduit le désarroi des autrichiens au lendemain du traité de Versailles, si bien décrit par Stefan Sweig dans son autobiographie . Les autrichiens se réveillent dans un cauchemar ; l’Empire n’est plus et l’Autriche n’est plus qu’un petit pays menacé par les révolutions qui grondent en Hongrie et en Bavière. L’économie est ruinée.
« Schöne Welt, wo bist du ? » . Telle est la question posée d’emblée par le cor sur les incertitudes harmoniques des cordes. Le piano n’apporte pas vraiment la réponse et le second thème, plus apaisé, n’est pas réellement réconfortant. Ce jeu de question/réponse occupe tout le premier mouvement. Le second mouvement, d’après une vieille chanson française, précise le compositeur, est un thème varié, presque à la manière d’un choral de Bach. C’est un savant travail de contrepoint avec des ambiances très contrastées. Là encore, la nostalgie domine. Le troisième mouvement s’apparente au menuet. Le cor, soutenu par le piano, expose un thème d’une grande simplicité, limpide comme une aria de Mozart. Plus surprenant est le passage central (trio ?). Sur des broderies de piano en forme d’improvisation et le rythme lancinant des cordes, la clarinette superpose un motif très incisif. Réminiscences de musiques populaires croates ? Peut-être…Le retour du premier thème, toujours présenté au cor, vient en signe d’apaisement. Le final ouvre sur une série de gammes introduisant une marche implacable que vont échanger tous les instruments. Après une très belle transition apparaît une nouvelle idée, un thème plus serein qui est extrapolée du premier mouvement de la 9ème symphonie de Beethoven. Les deux thèmes vont alternés et le jeu sera brutalement interrompu par de grands accords de piano. Le climat change complètement. Le second thème revient, dans le plus pur style wagnérien… Une dernière fois, le cor pose la question initiale et, comme dans Tristan, les ultimes mesures donneront la réponse.
Weingartner, dans son octuor, n’ouvre aucun débat esthétique entre autres par rapport à Schoenberg, à Stravinski ou à Bartok. Mais sa démarche n’est pas non plus passéiste. Il évolue dans un langage attaché à des traditions, mais qui est loin d’être clos.
Georges Boyer
 
 
   
     
   
 
 
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