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"Le label Indésens créé par Benoit d'Hau peut vraiment trouver sa place dans un univers pourtant saturé de productions en tout genre.
Par un réel désir de trouver une identité à chaque album, de mieux laisser s'épanouir les spécificités de cette école instrumentale française, et de s'ouvrir à des compositeurs de notre temps qui se situent dans le sillage de cette dernière, il encourage la création et la redécouverte d'oeuvres parfois rares."
Thierry Escaich Compositeur, Organiste, Professeur au CNSMDP
 
 
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  Thierry GERVAIS - trumpet concertos
Pahkmutova Gliere Leoncavallo Galliano Vonderscher
TUT001
Concertos for trumpet & E flat Cornet, Symphony orchestra, Brassband, Wind Band. Conductors : B. Stil, Y.Kubiak, JP Dambreville. Accordéon : P.Andrews



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    Prix : 18 €  
  Track liste
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Chronique Péché de Classique janvier 2010

  ALEXANDRA PAKHMUTOVA (1929)
KONZERT 14'20
trompette & orchestre symphonique

REINHOLD GLIERE (1874-1956)
CONCERTO pour trompette & orchestre d’harmonie / Wind Band

RUGGERO LEONCAVALLO (1857-1919)
RIDI, PAGLIACCIO ! 3'34
Cornet mi bémol & Brass Band / Eflat cornet & Brass Band

RICHARD GALLIANO (1950)
3 DANSES pour trompette, accordeon & orchestre

OLIVIER VONDERSCHER (1968) (world premiere)
PRELUDE ET FUNK 9’11
Trompette et ensemble de cuivres / trumpet and brass ensemble


A Manon.
Joue, vis, deviens ou l’histoire d’un musicien…

Joue : une passion développée très tôt avec mon oncle Philippe et après un passage au Conservatoire de Rouen. J’étudie ensuite à Lyon avec Pierre DUTOT, alors professeur au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, pédagogue qui a su me "construire", me dynamiser et mettre ainsi fin à une période de doute.
En 2000, J’entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe d’Antoine CURE et de Bruno Nouvion pour en sortir en 2003 avec un 1er Prix à l’unanimité.

Vis : parce que je conjugue au quotidien passion et profession notamment au sein de l’orchestre d’harmonie des Gardiens de la Paix depuis 2002 et auprès de mes nombreux élèves. J’en profite pour les remercier pour le véritable échange humain qu’ils créent depuis longtemps.

Deviens : parce qu’il faut vivre pour jouer, interpréter et évoluer…. Et parce qu’avec l’expérience et la maturité, je me suis senti prêt. Prêt à approcher des pièces peu ou jamais jouées, prêt à interpréter ce répertoire et à l’enregistrer pour saluer et surtout remercier mes chers parents et professeurs. Un aboutissement et un sourire à l’avenir et à la vie.

Alexandra Nicolaievna Pakhmutova est née le 9 novembre 1929 près de Stalingrad. En 1944 elle est admise à l'école centrale de musique de Moscou, qui a révélé des musiciens comme Rostropovich, puis au conservatoire de Moscou. Pakhmutova se distinguera au début des années 60, à l'époque du "dégel" instauré par Kroutchev. Outre ses récompenses gouvernementales et plusieurs prix d'état, elle sera nommée secrétaire de l'union des compositeurs de l'URSS et artiste du peuple en 1984. Sa popularité en Russie repose dans une large mesure sur ses cantates et cycles de plus de 400mélodies pour enfants très célèbres. Pakhmutova attirera également l'attention grâce à ses musiques de film et ses nombreuses compositions pour orchestre comme la "suite russe" (1952) et son "concerto pour orchestre" (1971). En 1955, pendant ses études supérieures au conservatoire, elle compose son « Konzert » pour trompette et orchestre. Ecrit en un seul mouvement, ce concerto tire sa force grâce à sa netteté émotionnelle absolue et baigne dans la tradition néoromantique que les cercles musicaux soviétiques considéraient comme un antidote aux tendances avant-gardistes. Magnifiquement proportionné, il s'inspire de Rachmaninov à la fin de sa vie mais également du chant lyrique soviétique, cher à la compositrice. En 1955, Ivan Pavlov créera le concerto avec l'orchestre symphonique de Moscou. Plus tard, le grand trompettiste Timofeï Dokshitzer, persuadera Alexandra Pakhmutova de réorchestrer l'introduction et le thème principal. En 1978, elle lui dédiera la version définitive.


Reinhold Moritsevitch Glière est né le 30 décembre 1874 à Kiev et mort le 23 juin 1956 à Moscou.
Issu d'une famille de musiciens, il eut dès son plus jeune âge le violon comme instrument de prédilection.
il y étudiera à Kiev le violon et la composition avant d'être accepté, en 1894, au Conservatoire de Moscou. Avant même la fin de ses études, Glière s'était déjà essayé à tous les grands genres musicaux qui le fascinèrent tout au long de sa carrière. Partit pour deux ans à Berlin pour étudier la direction, il fût de retour à Kiev en 1913 pour y enseigner au conservatoire, dont il devint directeur. C'est à partir de 1920 et pendant vingt ans qu'il enseignera la composition au conservatoire de Moscou. Il formera ainsi un grand nombre de compositeurs parmi lesquels Sergei Prokofiev et Aram Khatchatourian. Reinhold Glière sera président du comité d'organisation de l'Union des Compositeurs de Moscou de 1938 à 1948, échappant à la censure de la période d'après-guerre et sera fait « Artiste du peuple de l'URSS ». Il obtiendra trois fois le Prix Staline, le premier pour son unique « Concerto pour soprano colorature et orchestre, d'une beauté ravissante, composée en 1943 et transcrit ensuite pour trompette.

Ruggero Leoncavallo est né le 23 avril 1857 à Naples et décédé le 9 août 1919 à Montecatini Terme.
Si son nom reste attaché à l'opéra, considéré comme un manifeste du vérisme, sa biographie est truffée de légendes qu'il a lui-même fabriquées. De manière certaine, on sait qu'il a étudié au conservatoire de Naples avant d'arriver à Paris comme pianiste afin de gagner sa vie dans les cafés-concerts. A Paris, Leoncavallo se lie d'amitié avec Jules Massenet. Il commence alors à rédiger des livrets mais ce n’est seulement qu’en 1892 qu'éclatera son talent avec « Pagliacci », opéra en deux actes, créé à Milan et dont le succès universel lui ouvrira de nombreux horizons. C’est la question du paradoxe sur le comédien, via le télescopage entre le jeu et la réalité, qu'illustre le fameux air « Ridi, pagliaccio ! » « Ris donc, paillasse », Canio, en plein désarroi juste avant la représentation fatale, exhorte son propre personnage à paraître joyeux sur scène. Ce célèbre air est encore très prisé par les plus grands ténors.

Richard Galliano est né à Cannes le 12 décembre 1950. Ses études musicales débutent au Conservatoire de Nice, dirigé alors par l'organiste Pierre Cochereau, dans les classes de Contrepoint, Harmonie et Trombone à Coulisse. Parallèlement, il participe à des concours internationaux d'Accordéon, dont il remportera de nombreux premiers prix. En 1973, il s'installer à Paris où il collabore quelques années avec Claude Nougaro, Barbara, Serge Reggiani. C'est en 1983 qu'Astor Piazzola l'invite en tant que 1er Bandonéon Solo à la Comédie Française dans « Songe d'une nuit d’été » dont Pazziola écrivit la musique originale. C'est le début d'une très grande amitié, entre les deux musiciens. Les "3 Danses", musique vivante et colorée, ont été écrites en 2001.

Olivier Vonderscher, ancien trompettiste et titulaire du certificat d'aptitude de formation musicale, est actuellement professeur au Conservatoire de Rouen. Compositeur, pédagogue connu et reconnu, il écrit de nombreux contes musicaux pour formations diverses et collabore régulièrement à la rédaction d'ouvrages pédagogiques. Souhaitant une pièce originale qui trancherait avec le reste du programme, j'ai donc fait cette commande à Olivier, grand connaisseur des caractéristiques de cet instrument et de son répertoire varié. Lui laissant une liberté totale, il a inséré de façon plus ou moins cachée quelques références trompettistiques, avec pour camouflage une approche musicale « Funk », terrain difficile... Cette création est dédiée à Pierre Dutot.


ALEXANDRA PAKHMUTOVA (1929)
1 - " KONZERT " **
Trompette et orchestre symphonique (14'20)

REINHOLD GLIERE (1874-1956)
2 - 3 " CONCERTO " *
Trompette et harmonie (12’16)
Andante : 8'17
Allegro : 3'59

RUGGERO LEONCAVALLO (1857-1919)
4 - "RIDI, PADIGLIACCO ! " ***
Cornet mi b et brass band (3'34)

RICHARD GALLIANO (1950)
5 – 7 "3 DANSES " *
Trompette, accordéon et orchestre (14’O1)
Taraf : 4'41
A l'encre rouge : 5'10
Azul tango: 4'50

OLIVIER VONDERSCHER (1968)
8 - " PRELUDE ET FUNK " **
Trompette et ensemble de cuivres (9’11)

Entretien avec Thierry Gervais – Avril 2010
Thierry Gervais, beaucoup connaisse le trompettiste d’orchestre (gardiens de la paix, brass band), l’enseignant et également l’initiateur de l’académie de cuivres et percussions de Hte Normandie. Ceux qui méconnaissaient son travail de trompettiste soliste, vont avec la sortie de son premier CD découvrir un vrai talent, un grand artiste. Souvent, pour un premier enregistrement, beaucoup se sont essayés au récital pour trompette et piano, ou avec orgue voire trompette seule. Thierry Gervais n’a pas hésité, lui, à convoquer 140 musiciens, en symphonique, brass band, orchestre d’harmonie, en petite formation cordes et accordéon ainsi qu’une section cuivres funk que n’aurait pas reniée Doc Severinsen. Au programme le concerto de la compositrice russe Alexandra Pakhmutova, le chant céleste de Reinhold Glière, l’air de Paillasse de Ruggero Leoncavallo, 3 Danses de Richard Galliano et Prélude et Funk, création du compositeur rouennais Olivier Vonderscher. L’interprétation du répertoire choisi par Thierry Gervais, très lyrique et quasi inconnu, procure un grand plaisir d’écoute. La sonorité, la puissance fluide, le phrasé inspiré et l’aigu maîtrisé de la trompette sib, ut ou du cornet mib mettent le premier enregistrement de ce jeune trompettiste au rang des CDs qui marqueront les esprits des spécialistes comme des mélomanes.

- Thierry Gervais, quelles conditions doit-on rassembler pour mener à bien un tel projet?
Elles sont multiples et doivent toutes être réunies. La principale, à mon sens, est l'intérêt musical que je dois y trouver. Réaliser un énième enregistrement du répertoire "traditionnel" ne m'intéressait pas. Les plus grands trompettistes ont gravé les plus belles versions et donc les plus intéressantes et n'ayant pas leur talent (rire), j'ai souhaité m'investir dans des pièces moins connues voires quasiment inéxistantes, des pièces riches et touchantes qui méritent d'être découvertes ou redécouvertes.
Après cela, la condition plus "matérielle" reste indispensable. Il me fallait trouver une grosse centaine de musiciens talentueux, disponibles et intéressés par un tel projet. La Haute-Normandie dont je suis originaire possède de véritables artistes qui ont été séduits par l'aventure. J'ai également sollicité de nombreux collègues parisiens qui ont su apporter leurs expériences d'orchestre créant ainsi d'excellents ensembles. Vient ensuite le fameux passage financier malheureusement indispensable. Un tel projet a coûté (et coûte encore) 32000euros et je ne t'apprendrai rien en te disant que trouver des aides reste très difficiles. On y va donc "de notre poche” pour une grande partie car les subventions et mécénats ne suffisent pas. Bien entendu, pendant les séances d'enregistrement, l'éfficacite du soliste et des musiciens en général est également un critère indispensable. Ma préparation a été intensive car le programme était lourd et je tenais à ce que l'on reprenne le moins souvent pour moi, d'abord par respect pour les musiciens et ensuite parce que les éventuelles heures supplémentaires auraient explosé un budget déjà énorme. Vient s'ajouter à ça, durant près de 2 ans, une lourde organisation logistique, le plus dur ayant été de constituer ces orchestres.

- Ce projet ne peut aboutir qu’avec une certaine complicité amicale. Quelles en sont les chevilles ouvrières ?
Sans hésiter, mon ami bastien stil est en tête.
Il a dirigé certaines pieces, joué du tuba ou du piano dans d'autre:s, gérer les montages et mixages etc. C'est un musicien complet qui a rempli on ne peut plus son rôle de directeur artistique.
Merci à lui. D'une manière plus générale, j'ai la chance d'avoir été largement soutenu.
Ma famille a géré une partie de l'intendance (transport, restauration, hébergement...) et bon nombre d'amis m' ont conseillé sur les différents choix musicaux.
Parmi eux, benoit d'Hau qui m'a soutenu, conseillé et integré sous son label ”Indesens”.Tu t’es offert également une très bonne prise de son, pas évidente du fait de la disparité des formations d’accompagnement... La société "ACCES DIGITAL" s'est occupée de la partie son.
C'est une énorme responsabilité d'autant qu'en effet, chaque formation varie en nombre et en timbre et que les différentes ambiances successives devaient malgré tout rester dans une suite logique et cohérente. La qualite d'un cd dépend beaucoup de la prise de son et des étapes suivantes.
Chacune d'entres elles est crucial.

- Qui t’ a inspiré dans la conception de ce projet artistique ?
Eric Aubier reste un exemple.
On a tous en tête son magnifique cd réalisé avec Marius Constant dans lequel il interprète 3 grands concertos et crée celui de Désenclos.Cet enregistrement fait date et il est probable que l'investissement a du être plus qu'important et ce, à tous niveaux. Je suis heureux qu' il ait apprécié mon travail.

- Tu nous précises que l’un de tes modèles est le trompettiste russe Timofei Dokshitser que Pierre Dutot, l’un de tes premiers professeurs, t’a fait découvrir. C’est d'avantage son interprétation qui t’a séduite ou son répertoire ?
Les deux. D'abord parce que j'aime les trompettistes généreux et Dokshitser l'était dans son jeu même si c'était parfois un peu trop. Ensuite parce qu'on lui doit tous ces magnifiques concertos russes comme celui d' Alexandra Pakhmutova qu' iI a conseillée pour la version finale.
Ils en existent beaucoup et la plupart n'ont été enregistrés qu'une fois. Par lui.

- Dans la présentation du CD, tu laisses entrevoir que tu as vécu une période de doute avant l’entrée au CNSMD de Paris dans la classe d’Antoine Curé. Peux-tu nous en dire d'avantage ?
Disons que la trompette n'est pas qu' un instrument " physique" et que le fameux mental cher aux sportifs est tout aussi important chez nous. Les aléas de ce moment de ma vie ne me permettaient pas d'être tout à fait serein et de me libérer à 100%.C'est chose faite maintenant.

- Tu as surmonté tes doutes et craintes, cet enregistrement marathon le démontre. Comment s’est opéré le choix des œuvres enregistrées ?
J'en ai écouté un très grand nombre. Celles retenues l'ont été pour leur richesse et leur originalité et le fait qu'elles soient toutes endurantes et donnent cet aspect marathonien est un hasard.

- La pièce de Glière est originellement écrite pour voix soprano colorature et orchestre symphonique. Tu l’interprètes accompagné d’un orchestre d’harmonie. Pourquoi ce choix ?
Je souhaitais être accompagné par une formation différente à chaque fois afin de garantir l'originalite du programme et de plus, l'orchestre d'harmonie fait partie integrante de notre patrimoine musical.
Ce concerto initialement pour voix a été transcrit pour trompette par Gliere lui-même, la pièce avec symphonique étant déjà trouvée, j' ai opté pour la version avec harmonie. Mon choix s'est confirmé quand, le hasard faisant bien les choses, nous l'avons interprété avec une soprano au théatre du Châtelet.

- Dokshitser l’avait enregistré avec une transcription de John Glenesk Mortimer je crois. Diffère-t-elle de la version choisie ?
Non, c'est la même. C'est une transcription fidèle à l'ambiance initiale que crée la formation symphonique. Cette orchestration reste délicate pour l'harmonie surtout au niveau de l'intonation. Là encore, la concentration des musiciens a été optimum.

- Pour beaucoup, tu nous fais découvrir le concerto d’Alexandra Pakhmutova, créé en 1955 par le trompettiste russe Ivan Pavlov et popularisé par Timoféï Dokshitser. Mais pourtant quasiment inconnu en France. Ce lyrisme romantique était-il trop éloigné de notre conception française ?
Ce lyrisme romantique existe aussi en France. Nos magnifiques concertos francais comme celui de Tomasi par exemple sont d'une conception similaire notamment dans les grandes phrases du second mouvement. Ce qui nous donne l'impression d'une conception différente vient en partie du fait que la majorité de nos concertos sont pour trompette ut. Les concertos russes mis en avant par dokshitser sont toujours pour trompette sib et il est vrai que le timbre et la souplesse de cette trompette paraît plus approprié et donne certainement plus de relief à cette musique. Maintenant, c'est en effet étonnant que ce répertoire n'est pas une place plus importante en France, des compositeurs comme Nesterov, Wassilenko ou encore Tamberg ont pourtant écrit de "sérieux" concertos très souvent interprétés en dehors de nos frontières. Vassily Brandt fait partie des très rares rescapés.


- Je ne crois pas qu’il ai déjà été enregistré en France ? As-tu vérifié ?
A ma connaissance, c'est une première chez nous.

- Sais-tu que l’ancienne URSS a donné le nom d’Alexandra Pakhmutova à une Astéroïde, le N° 1889 découverte le 24 janvier 1968 ?
Oui, c'est un beau témoignage de reconnaissance pour cette grande dame, très populaire en Russie grâce notamment à ses centaines de comptines.

- Avec cet enregistrement, tu souhaitais t’éloigner des grandes références trompettistiques, Haydn, Hummel, Tomasi…Tu y reviens malgré toi car Olivier Vonderscher, trompettiste de formation et compositeur, t’a livré une magnifique pièce Prélude et Funk, pour trompette, ensemble de cuivres et rythmique, époustouflante de vitalité et de virtuosité d’ensemble. Le traitement pastiché de lignes mélodiques des grands concertos est un régal. On reconnaît même au passage, quelles notes de la série télé des années 1960, les cinq dernières minutes. Sans doute un hommage à un autre grand de la trompette, Pierre Thibaud ? Comme lui, ta sonorité large et chantante de bel canto te permet d’affronter la variété de style. Comment la travailles-tu ? Et quel matériel utilises-tu ?
La trompette nous offre un large choix de style. Tout ce répertoire si vaste et aussi eclectique soit-il méritait d'être rassemblé pendant dix petites minutes! J'ai demandé à Olivier de ne pas nous ménager et il a respecté la consigne, c'est pourquoi on passe de Haydn à la sourdine Harmon à Stamp au tuba en quelques mesures! Et puis, je pourrai dire que j'ai enregistré Tomasi même si cette version peut surprendre! Quand aux fameuses ”5 dernieres minutes”, c' est bien-sûr un clin d' oeil à Pierre Thilbaut que je n'ai pas connu mais qui aurait, je l'espère, apprecié cette création. Cette composition basée sur la tessiture haute de l'instrument n'a pas demandé de travail spécifiique en tant que tel, la conception que l'on doit avoir de l'aïgu devant être, à mon avis, identique dans chaque style;seul le matériel peut différer. Malgré tout, afin de ne pas dénaturer le son et toujours dans un souci de cohérence du programme, j' ai gardé la même trompette sib et embouchure pour cette pièce finale.


- Le choix du cornet mib accompagné du brass band pour l’air de Paillasse, est-ce un clin d’œil à ton oncle Philippe Gervais, directeur du BB Normandie ?
C'est avant tout un clin d'oeil à cet instrument que j'apprécie et que j'ai découvert très tôt, à la naissance du BBN. Le cornet mib est très délicat d'abord pour sa tonalité inhabituelle chez nous et pour sa fonction primordiale au sein d'un brass band. C'est ce qui le rend fascinant. Je l'ai pratique avec AEOLUS et le BBN et l' impression a toujours été la même : place difficile !

- Tu es issu d’une famille de musiciens. Quel est ton premier souvenir musical d’enfant ?
Difficile à dire mais pour ce qui est d'un de mes souvenirs les plus marquants, je citerai le premier concert de Maurice André auquel j'ai assisté, enfant. C'est bien plus tard que j'ai réellement pris conscience ce que j'avais vu et entendu. Plus mes progrès apparaissaient et plus je m'apercevais de l' incroyable dimension de cet artiste. Une salle pleine, un programme qui ferait peur à bon nombre d'entre nous, le tout avec cette maîtrise, cette musicalite et une telle aisance! On aurait tendance à oublier à quel point c'était extraordinaire.

- Dès la sortie de l’enregistrement, tes professeurs et les trompettistes qui t’ont fait rêver t-on felicite. Ce disque est-il un remerciement que tu voulais leur témoigner ?
Il est clair que leurs avis m'importent beaucoup. C'était même indispensable pour moi que ce cd plaise et que les professionnels y trouvent un réel intérêt. Je leur ai donc proposé une écoute afin de receuillir leurs impressions qui ont été très positives. Les critiques intéressantes car fondées sur des expériences solides ne peuvent être que constructives pour la suite. De plus, à force d'écoutes à répetition, je n'étais plus très objectif quant au résultat final. Il me fallait des oreilles neuves. A l'aboutissement de toute cette énergie vient un cd qui est aussi une manière de remercier mes parents et mes professeurs pour leur dévouement....et leur persévérance....

- Tes liens avec la pédagogie sont très forts. Tu enseignes au CRR d’Aubervillers en partenariat avec Ibrahim Maalouf. Comment gères-tu la classe ? Comment vous partagez-vous les rôles ?
Plutôt que de partage, parlons d'échange. Nous avons des parcours différents même si nous sommes issus de la même promotion du CNSM. Nos trajectoires propres sont complémentaire s et apportent un plus pour les élèves. Il faut au moins ça pour succéder à andre Presle! Pour ma part, la gestion d'une classe doit partir d'un principe pédagogique simple : la confiance. Confiance mutuelle d'où découle la motivation de l'élève, autre élément indissociable. C'est ce que m'a apporté pierre Dutot et qui m'a permi de m'ouvrir d'avantage. Je m'efforce d'appliquer cela au CRR et lors de l' academie de cuivres et percussions de Haute- Normandie.


- Ce CD est pour toi une belle carte de visite. Quelles portes s’ouvrent ?
Un peu tôt pour le dire (rire). Pour l'instant, les différents buts, à savoir faire un cd dont je suis fier et qui rencontre du succès, sont atteints. C'est déjà très important. Suite à ça, une collaboration avec une célèbre marque d'instrument va également voir le jour. Pour la suite, attendons et voyons.

- As-tu en projet un nouvel album ?
C'était lourd mais la récompense est là donc oui. Le prochain sera pour fin 2011. Peut-être plus tôt si je gagne au loto...

- Plutôt symphonique ou autre formation ?
Même si je suis attaché aux formations brass band et harmonie, il en reste pas moins que les plus belles pages écrites pour trompette sont celles accompagnées d' un orchestre symphonique.
Ce sera donc entièrement ou en quasi totalité avec cette formation.

- Avec des œuvres récentes, voire des commandes ?
Je souhaite rester dans le même concept. Anthony Plog a apprécié le cd et nous discutons ensemble de la possibilité de faire le premier enregistrement d'une de ses pièces écrites il y a quelques années, avec lui à la baguette. Un concerto russe sera également au menu. Côté commandes, j'ai contacté Vince Mendoza, véritable star aux Etats-Unis (compositeur et arrangeur de Gary Burton, Randy Breker entre autre...) pour une création originale, mais là encore je dois gagner au loto... Ibrahim Maalouf pourrait également être de la partie. Bref, beaucoup de pistes.

- Penses-tu enregistrer en France, comme tu l’as réalisé avec des formations créées de toutes pièces ? Ou prendre l’attache d’une formation déjà existante ?
Dans la mesure du possible, je ferai appel à des formations déjà existantes car même si l' expérience humaine a été extraordinaire, réunir tout ce monde m'a demandé beaucoup trop de temps au détriment, parfois, de choses plus essentielles. Quant au lieu géographique, tout est possible.

- Malgré la complexité liée aux différentes formations d’accompagnement, est-ce envisageable de donner en concert ce programme ?
Il va de soit que tout le programme ne sera pas représenté le même soir! Le concerto de Pakhmutova demande environ 70 musiciens mais les “ 3 danses" de Galliano, par exemple, ne demandent qu'un effectif réduit de cordes et sont très faciles d' écoute. J'ai vraiment souhaité que le mélomane amateur prenne autant de plaisir qu'un professionel, chacun pour leur raison propre. J'espère avoir reussi.


"Je tiens à remercier très chaleureusement les nombreux artistes présents sur cet album pour leur perfectionnisme et leur patience ainsi que ma famille et mes amis pour leur soutien. Enfin, un merci tout particulier à mon ami Bastien Stil pour sa polyvalence, son investissement et son exigence tout au long de cette aventure. Cet album est dédié à ma fille Manon"

violon solo:
UGARTE Vanessa
MARDIKIAN Cécile

violon:
BENVISTE Tristan
JOUHANNET Frédéric
RATEL Coralie
TETILLON Anne
TACAILLE Hélène
WOAYKI Dimitri
BRETON Anne-Sophie
RAILLARD Cécile
DELLACHERIE Delphine
DUSSON Florent
BOILLET Adeline
GERVAIS Olivier
BAUDRY Emmanuelle
DEFONTAINE Anne-Claire
PIRIOU Anneline
NGUYEN Johan

alto
ALIX Sylvie
UZZENI Lucie
SCHACHER Constance
KUCHINSKI Marie
PIAT Sophie
PARISOT Chloé
MEREAUX Marie-Claire
DORMIEU Vincent

violoncelle:
BOY RIVA Cécile
MALAN Romain
FEUGEAS Thierry
DEPUYDT Sophie
RANNOU Laurent
CATIL Sarah

contrebasse:
ANDREWS David
CELLIER Thibault
DESSERT Estelle
FACQUET Alain

harpe:
DEMAUBUS Françoise

accordéon
ANDREWS pascale

piano
STIL Bastien

flute piccolo
LAGADIC Véronique

flute:
DAUTIN Jean-Charles
LANGLOIS Anne-Claire
PLEKAN Delphine
BERNARD Odile

hautbois:
MORVAN Stéphane
MORVAN Pascal
LOUVET Thérèse

clarinette:
KARAKAS Oguz
MISEREY Emeline
VILLANUEVA Annick
PATEL Philippe
DERIVIERE Elise
PINATEAU Emmanuel
PICARD Josseline
LEPICARD Jacques
BUREY Caroline
MAQUIN Ludovic

basson
DAUDIN Gilles
ROLLAND Michael

saxophone alto:
LEFRANCOIS Emilie
AZZOUG Safia

saxophone ténor
GUEROUT Samuel
DELAPIERRE Denis

saxophone baryton
PASCAL Léopold

trompette
MAILLARD Sylvain
PESQUET Thomas
LEVAILLANT Jean-Charles
BALIGOUT Arnaud
CALENTIER Marc
LAMBERT Florent

cornet
LUCAS Matthieu
BOURREAU Thomas
THUILLIER Charles Edouard
CHAPPENAZ Matthieu
PRIEM Hervé
FRESEL Ludovic
GEGUEN David
EMERALD Louis

bugle
ALLOUCHERY violette

cor
DUBOS Bertrand
JACQUES Michael
LANGLOIS Sébastien
WOAYKI Johan
YILMAZIAN Ari

trombone
CYPRIEN Fabien
LAPIERRE Nicolas
COUVEZ Frantz
LELIMOUSIN Cyril
LELLI Jean-Claude
BELLANGER Romain
KRIKOWEC Etienne

trombone basse
DUWE Werner
LEROI Jonathan
CANARDELLE Jean-Marie

alto mib
LUCAS Elodie
DESCAMPS Nicolas
BREANT Justine

euphonium
BOULY Sébastien
DURAND Bruno
GRISEL Julie
GUILLOU clément

tuba
ROUILLARD Sébastien
STIL Bastien
ROUZIES Thierry
CLOT jérémie
DESCAMPS Thierry
DEBONNE Jacques
PLIEZ Alex

batterie
VINCENT Cédric

percussions
GARNIER Romain
OLIVIER Jean-Marie
MICHEL Pierre
JOUEN Marylène
FOURDRINOY David


Direction artistique: Bastien STIL, Olivier VONDERSCHER.
Direction musicale : * Bastien STIL
** Jean-Philippe DAMBREVILLE
*** Yorik KUBIAK
Enregistrement et mixage : François CASAYS, accès digital.
Mastering: Evi Iliades
Graphisme et concept : Cécile Guédy pour Tutti Records

Auditorium de Grand-Couronne, avril et juillet 2009.



Avec le soutien de Catherine Morin-Dessailly, sénatrice de la Seine-Maritime.
(mettre les 7 logos)


 
 
   
 
   
     
   
 
 
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