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"Le label Indésens créé par Benoit d'Hau peut vraiment trouver sa place dans un univers pourtant saturé de productions en tout genre.
Par un réel désir de trouver une identité à chaque album, de mieux laisser s'épanouir les spécificités de cette école instrumentale française, et de s'ouvrir à des compositeurs de notre temps qui se situent dans le sillage de cette dernière, il encourage la création et la redécouverte d'oeuvres parfois rares."
Thierry Escaich Compositeur, Organiste, Professeur au CNSMDP
 
 
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  Eric AUBIER joue Henri TOMASI
L'Oeuvre pour trompette (intégrale)
Fanfares liturgiques avec Choeur
INDE038 - Nouveauté 2012
Alexandre Baty, Frédéric Mellardi, Thierry Escaich, Jean-Philippe Dambreville. Opéra de Paris, Orchestre de Bretagne - Choeur et Ensemble de Cuivres de Rouen - N. Samaltanos, piano


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    Prix : 15 €  
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  Concerto pour trompette et orchestre (1948)
Suite pour 3 trompettes (1964)
Variations grégoriennes sur un Salve Regina (1963)
Semaine sainte à Cuzco (orchestre) (1962)
Tryptique (1957)
Trois Etudes (1955)
Fanfares liturgiques
pour ensemble de cuivres, choeur et soprano (1944)
Semaine sainte à Cuzco (orgue) (1962)


C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière.
Edmond Rostand (1868-1918), Chantecler.

Figure singulière de l’école française du XXe siècle, Henri Tomasi (1901-1971) s’est tenu à l’écart de tout groupe, chapelle ou manifeste esthétique qui auraient été susceptibles d’entraver l’élan expressif de l’œuvre et sa souveraine liberté de créateur. Cerner sa riche et complexe personnalité ne saurait être le fait de seuls critères techniques. La pensée d’Henri Tomasi demeure avant tout linéaire, attachée à la conduite mélodique, mais ne s’interdit aucun moyen d’expression, totalement libre aussi bien dans le choix des thèmes abordés que dans celui des moyens d’expression.
Sa musique est d’essence lyrique, et si l’élan mélodique en demeure le geste premier, elle ne s’enferme pas pour autant dans un néoclassicisme rigide, pas plus que dans une forme de spéculation intellectuelle. Ce lyrisme trouve sa source dans une appartenance méditerranéenne qu’Henri Tomasi partage avec Darius Milhaud (1892-1974), et qui, loin de se limiter à une carte postale musicale aux couleurs de la Corse ou de la Provence, devient aspiration à la vie et à la lumière, au sens le plus large du terme.
Au travers de l’évolution qui sera la sienne, Henri Tomasi ne cessera jamais de construire, à travers son œuvre, une quête lumineuse qui ne doit rien à une démarche illustrative ou impressionniste. Si tout un pan de son legs reste attaché à ses racines corses (Paghiella, sérénade cyrnéenne pour violon et piano en 1928, Cyrnos, poème symphonique avec piano obligé en 1929, Vocero, poème symphonique en 1932 ou l’opéra Sampiero Corso en 1955), il y peint des sentiments universels, des paysages que l’imagination recrée, façonne et transcende, comme Jean Giono le fait avec les plateaux du pays de Manosque ou de Lure. De même, si l’exotisme lui a inspiré nombre de pages marquantes (Tam-Tam, poème symphonique en 1931, Jeux de Geishas pour quintette à vent, harpe ou piano et quatuor à cordes en 1936, Fééries laotiennes, ballet, en 1939 ou Noa-Noa pour ténor ou baryton, chœur mixte et ensemble instrumental, sur des poèmes tahitiens de Paul Gauguin en 1957), il ne doit rien à l’orientalisme du XIXe siècle, mais tout au rêve du voyageur immobile. Ce tropisme pour des ailleurs imaginaires trouve son point d’achèvement dans la luminosité de L’Atlantide, opéra composé en 1951 d’après le roman de Pierre Benoit.
C’est une lumière plus intérieure, plus secrète et plus vive encore, qui traverse les œuvres marquant la période d’interrogation mystique du compositeur : Requiem pour la Paix pour soli, chœur mixte et orchestre (1943), Miguel Mañara (1944), d’après le mystère d’Oscar V. de L. Milosz ou Triomphe de Jeanne (1955), sur un texte de Philippe Soupault. Le lyrisme s’y fait ardent, empreint d’une gravité qui pourtant ne l’assombrit pas. À la rutilance harmonique, à l’hédonisme de la couleur timbrique, fait suite une musique comme brûlante d’un feu intérieur, moins soucieuse de séduction que d’intensité.
Conscience en éveil, Henri Tomasi se pose en musicien parmi les Hommes, et chaque souffrance de l’humanité trouve un écho dans la production de ses vingt dernières années : condamnation de la barbarie dans le ballet Noces de Cendres (1952) ou dans l’action scénique Éloge de la Folie d’après Erasme (1965), problèmes posés par les conflits de décolonisation dans Chant pour le Viet Nam d’après Jean-Paul Sartre (1968) ou dans Symphonie du Tiers-Monde d’après Aimé Césaire (1968) ou prise de position contre le franquisme avec le Concerto pour guitare et orchestre "à la mémoire d’un poète assassiné" 1966) en hommage à Federico Garcia Lorca. L’inspiration se fait plus incisive, récusant les charmes d’une orchestration chamarrée pour des timbres crus et pour une recherche de quintessence, qui trouvent leur point culminant dans Retour à Tipasa d’après Albert Camus (1966).
Au sein de cette œuvre, lyrisme et lumière sont deux axes fondateurs jamais perdus de vue. La trompette est l’un des instruments vers lequel il reviendra souvent, et cette affinité élective ne doit rien au hasard. Point de rencontre entre exaltation dionysiaque et profondeur apollinienne, la trompette est le truchement naturel d’une gamme de sentiments qui va de la joie la plus exubérante à l’incantation.
Le Concerto pour trompette, composé en 1948 et créé le 7 avril 1949 par son dédicataire, Ludovic Vaillant, et l’Orchestre National de l’ORTF, sous la direction du compositeur, s’est immédiatement imposé comme un jalon essentiel de la littérature concertante consacrée à l’instrument. Fidèle à l’architecture traditionnelle, le compositeur propose trois mouvements dont le premier, Allegro, se signale avant tout par son caractère capricieux, au sein d’une structure formelle bithématique stricte. Le Nocturne est une page toute en intensité, qui déploie une séduisante cantilène, dont les arches successives sont soulignées par une harmonie de plus en plus charnue. L’orchestre y est un somptueux écrin, dont les textures constamment changeantes colorent le discours, comme, dès les premières mesures, le mariage d’un violoncelle solo, de la harpe et de la cymbale. Mystère et sensualité sont les maître-mots de ce mouvement, dans lequel le compositeur se révèle au sommet de son art. La combinaison intime du rêve et de la lucidité, d’un dessin ferme fondu dans des contours faussement estompés, d’une forme dont la netteté est dissimulée par une apparente et réelle plasticité, sont la marque de la personnalité du musicien. Enfin, l’Allegro final se présente comme une invention rythmique de caractère dansant, au pouvoir hypnotique.
Les Fanfares liturgiques pour soliste, chœur mixte, cuivres et percussions ont été composées en 1944. À l’exception de la première, elles sont incluses au départ dans l’opéra Miguel Mañara, dont elles marquent plusieurs temps forts en accompagnant la conversion du héros jusqu’à son accession ultime à la lumière aveuglante de la révélation. Le langage s’en fait simple et direct, presque rude dans sa sincérité. L’Annonciation est une progression calme et solennelle. L’Évangile se veut plus ramassé, d’une écriture plus compacte, avant les déferlements inquiétants de l’Apocalypse. La dernière des quatre pièces, Procession peut être interprétée en version instrumentale ou bien avec le concours d’un soprano et des chœurs, comme dans l’opéra, option retenue dans le présent enregistrement. La musique émerge du silence qu’habitent seules des percussions (tam-tam, chaîne dans un seau, roulement de tambour voilé), avant que les timbales n’annoncent la procession dans le lointain. Pour son approche, le compositeur joue sur une formidable gradation d’intensité ainsi que sur la force rythmique d’un ostinato presque obsessionnel. Sur cet édifice déjà complexe prend appui l’incantation du soprano. La musique se meut aux confins de la danse mystique, dans une intensité rarement atteinte depuis le Psaume XLVII de Florent Schmitt (1870-1958). Parvenu à l’acmé de la pièce, le musicien fait éclater le thème du Dio Vi Salvi Regina dont seuls des éléments avaient déjà traversé l’œuvre, à présent traité en choral grandiose, avant de laisser la place à nouveau au thème initial de la Procession, auquel se trouve symboliquement superposé celui de l’Annonciation. Bien plus que la simple juxtaposition de quatre pièces, les Fanfares liturgiques forment une œuvre parfaitement architecturée, une symphonie en quatre mouvements que couronne une délivrance symbolique, une lumière devenue insoutenable et essentielle. L’alliance entre la ferveur mystique et l’exaltation résume bien l’art d’Henri Tomasi, et n’est pas sans analogie avec le feu intérieur des tableaux d’un Francisco de Zurbarán.
L’écriture pédagogique pour les instruments pose souvent un redoutable problème aux compositeurs, tant il est difficile de marier la virtuosité souhaitée et la teneur musicale. Henri Tomasi résout victorieusement le problème dans ses Six Études pour trompette (1955). Loin de toute dimension anecdotique, ces pièces sont autant d’instantanés qui résument avec une surprenante concision les options esthétiques du musicien : vivacité et virilité dans le Scherzo initial, virtuosité et caractère de danse de plus en plus effrénée dans En forme de saltarelle, plasticité du rythme et utilisation de grands écarts de registres dans Thème et Variations, travail sur le timbre et franchise mélodique dans Étude héroïque, exotisme rêvé dans Étude cambodgienne et caractère para-religieux dans le Largo final. La technique n’existe ici que comme obstacle à dépasser, car la musique s’impose ici comme seule et unique nécessité ou raison d’être. La trompette se fait ici instrument tantôt secret, tantôt solaire, mais toujours lyrique. Deux ans plus tard, Henri Tomasi reprendra les numéros 1, 6 et 2 de ces Études pour en faire le Triptyque pour trompette et piano. Si la partie de trompette dans les Études portait ses propres modulations et ses propres couleurs, le piano est ici un creuset qui vient proposer des échos, des reflets multiples, des résonances, comme un dialogue avec un double dans un miroir. La coupe des trois mouvements évoque celle d’une sonate, et c’est encore le besoin récurrent d’expression lyrique qui unifie l’œuvre.
Maurice André a suscité et créé tout au long de sa carrière nombre de pages qui sont aujourd’hui considérées comme des fondements du répertoire de trompette au XXe siècle. Tel est le cas de Semaine Sainte à Cuzco (1962). Henri Tomasi mobilise une trompette en ut ou en si bémol et une trompette piccolo, et trois dispositifs au choix d’accompagnement : un orchestre de chambre, un piano ou un orgue. L’œuvre est un triptyque dont les mouvements sont enchaînés :
- une introduction marquée par l’alternance solennelle entre deux superpositions polytonales de l’accompagnement, sur un rythme hiératique et obstiné, qui soutient une ligne martiale de trompette piccolo.
- une calme méditation centrale. Le rythme s’y fait plus souple, affranchi de la ferme scansion qui marquait l’introduction, proche d’une ligne de plain-chant.
- une reprise triomphale et variée de la première section, culminant sur une polytonalité radieuse.
Œuvre descriptive ? Que non pas. Henri Tomasi reste l’homme des horizons rêvés, et cette Semaine Sainte à Cuzco ne cite aucun thème populaire péruvien. Le musicien y restitue une ferveur intense, nullement ennemie de la méditation, combinant l’éloquence et le silence, l’exubérance et la ferveur, le goût de la couleur et l’humilité des camaïeux de bruns.
En 1963, le compositeur revient une ultime fois sur le thème du Dio Vi Salve Regina, véritable expression de l’âme corse, déjà présent dans les Fanfares liturgiques, dans Miguel Mañara ou dans Sampiero Corso, et sous la forme de citations distanciées dans le Requiem pour la Paix, dans les Variations Grégoriennes sur un Salve Regina, initialement conçues pour trompette et orchestre de chambre (2 harpes et cordes), mais dont la version pour trompette et orgue ou trompette et piano a conquis une large audience. Les premières mesures confient les premières notes du Dio Vi Salvi Regina aux deux harpes, bientôt reprise par les altos en cantus firmus. La trompette commente le thème, en une mélodie dont la libre accentuation et le choix du mode de fa renforcent le caractère plain-chantesque. À la fin de ce qui est un organum à deux voix, le soliste fait entendre une première cadence, travail rythmique sur la ligne précédemment exposée dans lequel les notes de tête de la mélodie jouent un rôle important. Un rappel de l’introduction prépare une deuxième cadence, à la fois variation et transposition de la première. Tomasi fait se succéder des épisodes d’apparence libres, qui sont autant de commentaires du thème pourtant absent entre le début et la fin de la partition. Ainsi, une troisième cadence permet au soliste de poursuivre la transformation du matériau, avant que le Largo final n’affirme le Dio Vi Salvi Regina en vaste choral, sous une somptueuse guirlande sonore du soliste, récapitulant l’ensemble des variations. Une longue tenue de l’accord final permet à la jubilation de croître encore, faisant la part belle à la virtuosité du trompettiste. Le langage d’Henri Tomasi n’a rien perdu de sa générosité lumineuse, mais celle-ci préfère à la suavité harmonique un emploi rationnel et puissant de la polymodalité non exempt de grandeur.
Cette année sera aussi celle de la Suite pour trois trompettes, dont le titre ne doit rien à un pastiche néoclassique. Le premier mouvement est une Havanaise superposant deux éléments, l’un marqué par le rythme de cette danse, l’autre reprenant, par sa souplesse et son dessin mélodique, le thème des servantes de Pénélope dans Ulysse ou le beau périple (1961). Le dialogue serré entre les trois instruments se présente comme un limpide contrepoint, synthèse entre séduction et densité de pensée. Le Lento Égéen, nimbés de couleurs modales, est une invention à trois voix, dont le sujet passe de l’une à l’autre avec de légères mutations. La Danse bolivienne est une toccata incisive où la ligne mélodique principale est soutenue par un ostinato rythmique subtilement varié.
Le cheminement esthétique d’Henri Tomasi n’est pas celui d’un homme bardé de certitudes, dont l’art n’aurait été que le passif truchement. Ses questionnements, son évolution, sa propension à l’interrogation tant humaine que mystique trouvent, dans son œuvre un écho d’autant plus direct qu’elle est toujours l’expression de sentiments profonds et vécus. La trompette aura accompagné le musicien tout au long de ces étapes, de la rutilance à la douleur, comme une persistance de la lumière, une progression d’intensité jusqu’à cette forme paradoxale de sérénité fébrile qui anime les dernières œuvres. Fidélité à un timbre, certes, mais plus encore affinité pour une « voix instrumentale » dont la riche palette couvrait précisément cette intensité expressive, de l’humain au spirituel, qu’a toujours recherchée le musicien.
Lionel Pons
 
 
  Eric Aubier, trompette

Eric Aubier entre à 14 ans dans la classe de Maurice André au CNSM de Paris et demeure à ce jour le plus jeune diplômé de l’institution avec 3 premiers prix. Lauréat des concours internationaux de Prague, Toulon et Paris Eric Aubier est nommé soliste à l’Orchestre de l’Opéra de Paris à l’âge de 19 ans par Rolf Liebermann. A partir de 1995, il se consacre exclusivement à une carrière de concertiste international et de professeur. On peut régulièrement l’entendre sur les scènes de Radio-France, Pleyel, Gaveau, Champs Elysées, Lincoln Center (New York), Suntory Hall (Tokyo), les festivals de Comminges, Auvers-sur-Oise, Monte-Carlo, Lieksa (finlande), Hamamatsu (Japon), Taïpei (Taiwan).
Très impliqué dans le développement du répertoire de son instrument, il est le trompettiste privilégié de nombre de compositeurs de premier plan : Bacri, Escaich, Jolas, Chaynes, Matalon… et fait revivre les plus belles pages trompettistiques de la musique française du 20e siècle : Jolivet, Tomasi, Françaix, Schmitt, Hubeau, Enesco, Delerue, Sancan, Désenclos… En France comme à l’étranger il est perçu comme un de ceux qui perpétuent le mieux la tradition française des vents, incarnant en quelque sorte un « nouveau visage de la trompette ». Il s’est produit aux côtés d’artistes tels JF. Heisser, JJ. Kantorow, F. Leleux, A. Ogrintchouk, T. Escaich, L. Foster, O. Vernet, W. Marsalis, M. Hopf, Canadian Brass Quintet, Spanish Brass, Magnifica... Eric Aubier siége aux jurys des grands concours internationaux : Munich ARD, Paris, Porcia, Markneukirchen, Budapest, ITG USA, Lieksa... Il enseigne au CNR de Rueil-Malmaison, à la Royal Academy of Music de Londres et donne des masterclasses dans le monde entier. Sa discographie compte une centaine d’oeuvres, publiées par des firmes aussi prestigieuses que Sony Classical, Calliope, Bis, Accord/Universal… et enregistre depuis 2006 pour Indésens Records, dont il est l’un des cofondateurs. www.indesens.fr


Alexandre Baty, trompette
Né en 1983, il obtient un premier prix à l’unanimité au Conservatoire de Rueil Malmaison dans la classe d’Eric Aubier en 2004. Il intègre le CNSMD de Paris en 2005. Depuis 2008, il se produit en soliste avec de prestigieux orchestres : Philharmonique de Radio France, Seoul Philharmonic, participe régulièrement à des festivals et Master Class à travers le monde. Héritier de l’école française de trompette, il s’est imposé comme l’un des plus complets et talentueux trompettiste de la jeune génération en remportant les premiers prix au Concours International Joseph Haydn à Budapest, au 62è Concours International du Printemps de Prague 2011 et le second prix du concours international ARD de Munich en 2011. Il Après avoir été tour à tour trompette solo à l’ONPL, à l’Orchestre Philharmonique de Radio France, et réussit le concours à l’Orchestre de la Suisse Romande, il occupe depuis 2011 le poste de trompette solo à l’Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam. En mars 2011, il a donné le concerto d’Henri Tomasi à l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Myung-Whun Chung.


Frédéric Mellardi, trompette

Après des études au conservatoire de Mulhouse, Frédéric MELLARDI obtient un 1er prix de trompette au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1988, dans la classe de Marcel LAGORCE. Il obtient également un 1er prix au concours International de PORCIA (Italie) en 1996. Tout d’abord trompette solo à l’Opéra de Lyon, il est nommé trompette solo de l’orchestre de Paris en 1997. En 2004, il est sélectionné comme trompette solo du « super world orchestra » au Japon, qui regroupe un éventail des meilleurs instrumentistes du monde entier. Il des produit également en soliste et donne des classes de maître en Europe et au Japon. Il participe aux intégrales Poulenc, Saint-Saëns et Enesco.

Thierry Escaich, orgue

Organiste et improvisateur de renommée internationale, Thierry Escaich est l’un des compositeurs les plus talentueux de sa génération et une figure majeure de la scène musicale française. Titulaire depuis 1997 de la tribune de Saint-Étienne-du-Mont à Paris, où il succède à Maurice Duruflé, il se produit comme organiste dans le monde entier. Sa musique combine un lyrisme enflammé et un élan rythmique irrésistible ; elle est jouée par les plus grands ensembles et solistes et figure au répertoire d’orchestres majeurs (Philadelphie, Chicago, Konzerthaus Berlin, Théâtre Mariinski à Saint-Pétersbourg…). Il enseigne l’écriture et l’improvisation au Conservatoire de Paris depuis 1992. En 2009, Thierry Escaich a publié chez Indésens un disque en duo avec le trompettiste Eric Aubier, Tanz-Fantasie.


Jean-Philippe Dambreville, direction - Ensemble de Cuivres de Rouen

Trompettiste de formation, premier prix des Conservatoires de Rouen, Evreux et Paris, il s’engage dans la direction d’orchestre et obtient notamment un 1er Prix de Perfectionnement de direction d’orchestre au CNR de Reims, avant de se perfectionner auprès de Paavo Jarvi, chef actuel de l’Orchestre de Paris. Titulaire d’une Maîtrise et d’un Master de Musicologie ainsi que du Certificat d’Aptitude pour la direction des conservatoires, il prépare actuellement une thèse à la Sorbonne sur le langage harmonique de Béla Bartók. En 1992, il fonde l’Ensemble de Cuivres de Rouen, avec qui il a déjà donné plus de 200 concerts. Il est également directeur du Conservatoire Eustache-Du-Caurroy et responsable de la coordination de l’action culturelle de la Ville de Beauvais.


Nikolaos Samaltanos, piano

Il étudie le piano après de Aliki Vatikioti au Conservatoire d'Athènes d’où il sort diplomé, György Sebök puis le grand pianiste russe Yevgeni Malinin. Son nom est associé à la découverte et à la reconnaissance discographique du compositeur Nikos Skalkottas, à travers ses enregistrements chez BIS de sa musique pour piano solo et de sa musique de chambre, salués unanimement "Meilleur enregistrement de l'année 2001 "par Tempo Cambridge University Press et reçoit un « urgent recomendation » du magazine britanique Gramophone. Son enregistrement des "16 mélodies" de Angélica Cathariou, reçoit le Prix Gérard Moore de l'Académie Française du disque lyrique. Associé au pianiste et compositeur Christophe Sirodeau, il a enregistre en première mondiale pour BIS, les douze sonates pour piano du compositeur russe Samuil Feinberg. En 2009 il a enregistré Roussel pour Indésens Records et Sony Classical dans le coffret "Esprit du piano français".






 
 
   
     
   
 
 
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